17 avril 2013

Installation nucléaire de base et leucémie infantiles » : Compte rendu du rapport de l’étude réalisée par l’INSERM – janvier 2012

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Pourquoi les études autour des sites nucléaires portent
elles principalement sur les leucémies de l’enfant ?

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En 2008, à la suite d’une demande de l’Autorité de Sûreté Nucléaire, l’INVS et l’IRSN ont réalisé un état précis et détaillé des publications et travaux menés en France et dans d’autres pays sur les leucémies infantiles à proximité des sites nucléaires.

Cette analyse portait également sur une récente étude Allemande faisant apparaître un excès de leucémies chez les enfants de 0 à 5 ans vivant à proximité de certains sites nucléaires allemands.

La nouvelle étude réalisée par une équipe de chercheurs de l’INSERM, à laquelle des chercheurs de l’IRSN ont également contribué, met en évidence un excès de leucémies infantiles dans un rayon de 5 km autour des centrales nucléaires françaises sur la période 2002-2007.

Ce résultat doit cependant être considéré avec prudence pour plusieurs raisons :

  • il repose sur un très faible nombre de cas (14 constatés contre 7,4 attendus selon la moyenne nationale), pour une incidence de cette pathologie qui est relativement stable à l’échelle du pays, de l’ordre de 500 cas par an pour la France entière ;
  • une étude antérieure réalisée dans le cadre de cette même collaboration Inserm/IRSN sur la période 1990/2001 n’avait pas montré de tel excès ;
  • de plus la recherche d’un lien statistique entre la fréquence des cas et l’exposition de la population aux rejets radioactifs réels dans l’atmosphère autour des centrales nucléaires, en fonction des vents dominants, ne fait pas non plus apparaître d’excès.

Ceci n’est pas surprenant, car cette exposition est de l’ordre de 1000 fois inférieure à celle qui résulte de la radioactivité naturelle.

Pour l’IRSN, il n’y a donc pas de conséquences opérationnelles à tirer directement de cette étude, en termes de gestion de risque pour les populations riveraines des sites nucléaires.

Les facteurs de risque établis :

  1. Radiations ionisantes à forte dose
  2. Chimiothérapies anti-cancéreuses
  3. Maladies génétiques Trisomie 21, rares maladies héréditaires

Les facteurs de risque suspectés :

  1. Expositions environnementales
  2. Radiations ionisantes à faibles doses
  3. Radiations non ionisantes
  4. Pesticides
  5. Polluants atmosphériques dus au trafic
  6. Facteurs infectieux et immunitaires
  7. Facteurs génétiques

Des études complémentaires vont être entreprises afin de vérifier que les facteurs suspectés autres que les radiations à faibles doses ne sont pas des déclencheurs. Les facteurs infectieux vont être particulièrement étudiés ainsi que des études sur d’autres sites sensibles (hors centrales nucléaires) du type sites Seveso, incinérateurs, gros sites industriels.

rapport du groupe de travail pluraliste Avril 2011

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